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- LE RENOUVEAU DU POP-FOLK FRANÇAIS, à L’ANGLAISE.

Composé de deux cousins Julien Humez et Matthieu Lars ainsi que de leur ami d'enfance Maxime Fornareso, le groupe s'est formé en 2016 lors d’un road-trip sur la côte ouest des États-unis. À l'occasion de la sortie de leur nouveau single “Down in the River”, j’ai rencontré le trio à l'étage de la petite salle qu'est le Pop Up à Paris. Focus sur l'univers de Telegraph.

Après deux singles et un futur EP prévu à la rentrée, Telegraph partage aujourd'hui leur troisième morceau : “Down in the River” (sorti le 26 avril dernier). Avec un début très folk, ils souhaitent à terme mélanger tous les styles. Ce nouveau single est donc pour eux l'occasion de représenter cette mixité : « On a un côté soul avec le gospel, une rythmique à la batterie qui tire vers le hip hop, toujours avec la même base pop-rock ». Leur idée première est véritablement l'échange, que chaque chanson soit un cri de cœur partagé avec le public. « Quand on créé un morceau on imagine tout de suite le scénario derrière, l'histoire qu'on va raconter. D'où le court-métrage qu'on avait réalisé pour le clip de “Broken Bones” ».

Leur univers se rapproche d'une sorte de journal de bord parlant de voyages, de paysages sauvages et d'aventures. Dans chaque titre on sent une réelle connexion à la nature. Ils expliquent que « “Down in the River” est assez engagé car ça parle de la dégradation de l'environnement », sans pour autant s'enfermer dans une case « on veut que les gens écoutent nos morceaux pour le plaisir avant tout, après si on peut rappeler qu'il ne faut pas oublier certaines choses c'est tant mieux. »

On comprends mieux le mélange de style du groupe en jetant un coup d'œil sur leur inspirations variés. Pour Matthieu on retrouve « Leon Bridges, un des meilleurs artistes soul américain, on a aussi Son House côté blues qui fait parti des origines de la vague de musique afro-américaine. Après si je devais donner un artiste pop rock aujourd'hui qui m'inspire beaucoup je dirais le groupe anglais FUR ». Maxime lui écoute de tout : « j'ai des références qui remontent à très longtemps comme les premiers albums de Coldplay qui m'ont beaucoup inspiré. Après c'est vrai que mon batteur de prédilection c'est Phil Collins, c'est très années 80 pour le coup, mais je pense que ça a quand même une influence dans nos sons et dans ma manière de jouer ». Quand à Julien il explique « essayer d'apporter ce mélange un peu hybride entre le chant pop et la musique qui tire vers du folk-rock. En ce moment je m'inspire pas mal du groupe américain Needtobreathe, c'est une grosse référence pour nous trois d'ailleurs! »

Le trio a aujourd'hui établi leur QG à bord d’un bateau-péniche à Alfortville. « On a rempli l'espace avec du matériel pour pouvoir enregistrer directement une grosse partie de l'EP là dedans. Être libre de pouvoir retranscrire nos idées instantanément. » Afin de suivre de près leur actualité on notera que le clip de “Down in the River” sortira dans quelques semaines. Puis à la rentrée, le fameux l'EP qui contiendra les trois titres déjà sortis, mais bien plus aussi. « Que ce soit djembé, timbales, violons... On essaye de s'imprégner des cultures de pays différent pour chaque morceau. » En véritable shaker musical, Telegraph s'inscrit donc comme une pépite à découvrir au plus vite.

Texte et propos recueillis par Emilie Mauger // Photographe : Emilie Mauger